FAIT DU SOIR MCR Piscines : la société florissante du Nîmois Pascal Rollin

Rédigé le 17/03/2023 à 21:01
Par Coralie Mollaret

C’est dans sa boutique, sur la zone Euro 2000 de Caissargues, que nous rencontrons Pascal Rollin. Un Nîmois pur souche qui a lancé son affaire en 2010, route de Montpellier. « Je m’étais promis de ne jamais me mettre à mon compte… La vie en a décidé autrement ! », s’amuse ce fils d’artisan. Titulaire d’un BTS force de vente, Pascal Rollin a commencé à travailler à 22 ans chez un pisciniste. Au sein de sa société, il emploie aujourd’hui 14 salariés.

120 piscines vendues chaque année

« J’aime le contact avec les gens, le fait de ne pas être enfermé dans un bureau », poursuit le chef d’entreprise. MCR Piscines s'est diversifié dans trois activités : la vente de produits d’entretien, de coque polyester, mais aussi dans l’installation et la répartition de piscines. « Cela nous permet de ne pas dépendre d’une activité », commente le patron prudent qui, depuis des années, entend dire que « le marché va s’effondrer ».

« Nous nous sommes jamais aussi bien porté avec une croissance à deux chiffres », confie Pascal Rollin. L'entrepreneur avait un temps prévu d’investir dans un deuxième local à Bouillargues. L'objectif : déplacer le matériel et les engins de maçonnerie, entreposés dans le local loué. Seulement l’inflation est passée par là... Le projet a augmenté de 30 %. Le Nîmois n’a pas mis longtemps à retomber sur ses pattes : « Nous avons décidé d’ouvrir une deuxième boutique à Vestric pour limiter le temps de trajet de nos clients originaires de Gallargues, d’Aimargues et ses alentours. »

Chaque année, MCR Piscines vend 120 piscines et une vingtaine de SPA. Les bassins les plus vendus « sont des modèles 6m par 3m, les terrains étant plus petits qu’il y a 20 ans ». Prix de départ : 12 000 €. Pour beaucoup de clients, « la piscine est un aboutissement. Nous vendons du loisir, de la détente, du rêve… » Concernant les SPA, le marché n'est pas le même : il s'agit de personnes plus âges ou de sportifs désireux « de prendre soin de leur santé ».

Les piscines dans le viseur des écologistes

L’été dernier, les piscines n’ont pas vraiment eu bonne presse. Et ça ne risque pas de s'arranger. Alors que le printemps n'a pas encore pointé le bout de son nez, la France se prépare à vivre un été difficile, historiquement sec. Le déficit de pluie cet automne et hiver n'a pas permis de recharger les nappes phréatiques. Dans quelques mois, le Gouvernement se posera très certainement la question de la répartition des usages de l'eau. 

L'an dernier, les arrêtés sécheresse de plusieurs préfectures ont interdit le remplissage ou la mise à niveau des piscines.  Au micro de BFMTV/RMC, l’écologiste Julien Bayou avait déclenché une polémique, n'excluant pas l’interdiction des piscines privées en France.

« C’est pour faire du buzz. La piscine est un circuit fermé. Un fois que vous l’avez remplie, c’est terminé. Il n’y a que des apports d’eau en cas d’évaporation ou de baignade. En outre, nous avons des pompes qui consomment beaucoup moins d’énergie… ! », répond Pascal Rollin. Et d’ajouter : « Si interdiction il y a, nous sommes assez robustes. Le parc de piscine en France est vieillissant et permet de se focaliser sur la rénovation. »